Il est tôt ce matin, une nouvelle journée commence.

Il est six heures.

Normalement, un café et une tartine de beurre

Serait de rigueur.

Mais le départ du train nous rappelle

Qu'il est l'heure.

 

Dans un train, ne jamais avoir peur.

C'est vrai, on rencontre des gens de  couleur

Blacks, blancs, beurs.

 

Contrôle, voici un voyageur fugueur

Sans billet évidemment, encore un fraudeur !

Voiture suivante, un branleur tout juste majeur.

Pieds chaussés sur la banquette et installé en non-fumeurs.

Suis de mauvaise humeur.

 

Plus loin, deux individus

"Leuleur, salut !!"

Horreur ! deux emmerdeurs,

Je continue mon labeur.

 

Pardon, je n'ai pas trouvé de composteurs.

Monsieur, vous êtes un menteur.

Devant ce râleur ; fermeté et rigueur.

Mais non, c'était un leurre.

Sur mon front, y'a pas écrit "facteur",

Suis pas né depuis trois heures.

 

Deux comiques voyageurs,

"Vous êtes moqueur".

C'était pour mettre un peu de bonne humeur.

Plus loin, une voyageuse en pleures :

"On m'a volé mon baladeur,

Il y a environ un quart d'heure".

Ce n'est pas un malheur,

On va retrouvé le voleur.

 

Pas facile d'être à la hauteur.

Du Directeur et des voyageurs,

Je suis le souffre douleur.

Paraît que je suis un non-composteur.

Pas de prime ni de drapeau, sur le tailleur

De celui qui parle le langage du coeur.

 

Ces quelques rimes d'un travailleur

Qui voudrait finir "Moniteur".

Mais, pas apprécié à sa juste valeur.

Sauf, par son percepteur.

Plus rêveur que Führer,

Trop bon, trop con, pas assez "trôleur".

 

J'espère toucher des droits d'auteur,

J'en appelle à votre bon coeur,

Pour m'aider à trouver un éditeur.

Avant de le saisir sur ordinateur

Vous en avez la primeur.

 

(Daniel Jouve dit Lamartine)